Dans la suite de la grève du 29 septembre dans la Fonction publique pour nos salaires, les revendications dénonçant la vie chère et l’absence de mesures salariales significatives ont pris de l’ampleur : des manifestations ont réuni plusieurs centaines de milliers de personnes, malgré les tentatives du gouvernement de les interdire et de porter un coup frontal à la liberté de manifester.
Un moment décisif pour gagner !
Depuis plusieurs semaines, les lycéennes et les lycéens se mobilisent contre leurs mauvaises conditions d’études. Leur mobilisation, massive, déterminée, joyeuse et qui s’inscrit dans la durée, avec notre soutien, sur la base de revendications que nous portons en grande partie, a obligé le gouvernement à répondre. Moyens, bâti scolaire, Parcoursup, si ces premières réponses sont jugées, à juste titre, insuffisantes par les organisations de jeunesse, les lignes ont bougé grâce à la mobilisation.
Pour nos salaires
Les personnels de l’Education nationale vivent directement les conséquences de l’austérité salariale (notamment le gel de la valeur du point d’indice) qui leur est imposée depuis trop d’années. Le déclassement salarial et social de nos professions est avéré.
Pour des moyens pour l’école publique
En matière de moyens, le 2d degré public a été maltraité ces dernières années. Depuis 2006, il a accueilli 63 262 élèves supplémentaires mais a perdu 29 846 emplois de professeurs ! Résultat, la France a les classes les plus chargées d’Europe en collège et plus de 3/4 des classes de 2de ont plus de 30 élèves.
Pour en finir avec le lycée Blanquer
Réforme du lycée, réforme du bac, Parcoursup : depuis 2019, le SNES-FSU a pointé les problèmes et impasses de ces réformes : emplois du temps intenables, tri à l’entrée à l’université, pression du contrôle continu.
Pour un plan ambitieux et national de rénovation du bâti scolaire
Le SNES-FSU a salué la somme de 4 milliards d’euros mise sur la table pour la rénovation du bâti scolaire ces derniers jours. Mais, Mais il n’est pas possible d’en rester à 4 milliards jusqu’en 2030 quand on sait qu’il faut 4 à 5 milliards d’euros par an pendant 10 ans pour la rénovation thermique du bâti scolaire. 4 à 5 milliards cela représente 2 à 3% des aides aux grandes entreprises que le gouvernement reconnaît avoir versé aux grandes entreprises en 2024.
C’est le moment de généraliser la grève et de massifier la mobilisation pour gagner ! Le SNES-FSU discutera des suites rapides à donner à cette journée, en s’appuyant sur une grève massive le 5 novembre.

