Après de multiples reports, cafouillages et rebondissements en tout genre, le CSA académique consacré à la préparation de rentrée initialement prévu le 8 janvier s’est finalement tenu jeudi 29 janvier.
Ces reports, liés au triple report du CSA ministériel, ont entraîné des retards dans l’arrivée des enveloppes de moyens dans les établissements. C’est pour éviter d’accentuer encore ces retards que nous avons accepté de siéger jeudi matin alors que nous avions eu les documents de travail la veille de l’instance à 21H (le délai est normalement de 8 jours).
Il est primordial que les instances des établissements se tiennent dans le respect des délais et que le travail puisse avoir lieu avant la mi-mars. En effet, se tiendra le 23 mars, le CSA académique qui entérine, avant l’ouverture du mouvement intra (si le cadre est respecté), les créations et suppressions de postes dans notre académie.
La rentrée 2026 est marquée par un grand nombre de suppressions de postes : -1365 postes nationalement pour le second degré, qui se répercute dans notre académie par la suppression de 40 postes.
Le ministère comme le rectorat justifient ces suppressions de postes par la baisse démographique. Or notre académie ne connaît pas encore de baisse significative de sa démographie dans le second degré. Voici les éléments issus des statistiques de la DEPP :
Notre académie connaît encore au global une hausse du nombre d’élèves à la rentrée 2025. Nous n’avons pas encore entamé de phase de baisse démographique significative qui justifierait ces suppressions de postes. D’abord parce que les périodes précédentes, marquées par une hausse importante des effectifs, n’ont jamais connu de phases de créations de postes massives et à la hauteur des besoins. Ensuite parce qu’il aurait été opportun de profiter de cette baisse des effectifs prévisionnels pour maintenir au contraire le nombre de postes et permettre de diminuer les effectifs par classe.
Ce que l’on constate avec le recul sur plusieurs années : c’est sur le second degré qu’ont été pris les moyens pour financer les dédoublements en CP et CE1, c’est ensuite les dotations des lycées qui ont payé et payent encore la réforme du Choc des savoirs et les groupes de niveaux. Le rectorat, qui montre avec satisfaction des tableaux récapitulatif des dotations dans le premier degré depuis 2023 pour faire la démonstration que malgré les suppressions de cette année, le solde est toujours positif, ne fournit pas les mêmes éléments pour le second degré, et pour cause : cela montrerait un solde négatif, surtout en lycée et cela malgré les hausses d’effectifs.
Le tableau des répartition collèges/lycée et par départements montrent bien que les suppressions de postes n’ont rien de proportionné avec les baisses d’effectifs. Le rectorat a fait le choix de minimiser les baisses en collèges pour éviter un impact trop fort. Il n’y a pas de disparition automatique des moyens des groupes de niveaux. Ces moyens ont d’ailleurs le plus souvent été pris sur la part d’autonomie de l’établissement. Le recteur, qui refuse de reconnaître la fin des groupes de niveau, assurent qu’il y avait déjà de la souplesse dans leur mise en œuvre dans notre académie, que cela va continuer et que certains collèges font le choix de les maintenir.
L’heure de technologie de 6e en revanche n’est pas réintroduite…
Nous faisions toutes et tous dans nos établissements et le quotidien de l’exercice de nos métiers le constat de moyens très largement insuffisants pour répondre aux besoins du terrain, pourtant nous étions dans un contexte de dotation positive. Les 40 suppressions de postes dans notre académie vont avoir des répercussions fortes sur la préparation de la rentrée.
N’hésitez pas à faire appel aux militantes du s3 et des s2 pour vous accompagner dans l’analyse des documents et la préparation des CA comme dans l’organisation d’HIS spécifique.
Le SNES-FSU appelle à construire collectivement des mobilisations pour exiger un autre budget pour une rentrée 2026 à la hauteur des besoins et des enjeux !



